Cet art dit «participatif» n’est pas un mouvement, mais bien une manière de penser l’art et de le
mettre en oeuvre.
L’art participatif implique son public dans la création physique de l’oeuvre conférant ainsi
un nouveau statut à l’oeuvre, au spectateur et à l’artiste. A travers cette participation,
nous ne sommes plus devant l’oeuvre, en tant que «regardeur», mais bien dedans…
Dans le cas qui nous préoccupe, la nature même de l’art est un processus élaboré, qui suppose
une organisation soumise à des règles ainsi qu’une action physique du public. Le processus implique
la définition de règles précises et, critère fondamental, une organisation soignée. L’action aléatoire
du public que présume la forme participative nécessite une évolution du statut d’artiste : il devient
organisateur. Une condition indispensable pour une oeuvre vouée à un minimum de pérennité
et dont la réalisation va supposer une action non pas anarchique mais concertée.
Pour que ce «rendez-vous» ait lieu, l’artiste participatif établit un protocole
d’intervention, de façon à ce que le spectateur puisse s’approprier son travail par
sa subjectivité.

L’oeuvre d’art participative résulte d’un processus de communication entre les parties, entre l’artiste
et son public, entre les participants eux-mêmes et de ce dialogue dépend l’oeuvre d’art, témoin
explicite de cette collaboration.

http://www.vigiepirate.com/dotclear/explication%20de%20l'oeuvre.pdf